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Qu’il est compliqué d’écrire lorsque l’envie n’y est pas. La conscience professionnelle de La Rédac nous pousse à prendre notre plume pour la tremper dans un encrier vide de réjouissance et d’inspiration. Pour être concis et honnête, l’exploit de nos artistes de l’ovalie face à la Nouvelle Zélande aurait presque éclipsé la pauvreté de cette 10ème journée. Le ton est acerbe, l’oeil se montre incisif car il est grand temps de se tourner vers le chemin de l’exigence.

Des envies d’excellence qui sonnent creux si l’on s’intéresse à un championnat où il fait aujourd'hui bon vivre lorsque l’on représente les petits budgets de Ligue 1. La caricature semble grotesque pourtant à y réfléchir un peu, la réalité n’est pas très loin. 

Tombeurs respectivement de Reims et Toulouse, Caen et Angers se muent comme le tube de fin d’année à 1/4 du championnat. Les deux promus consolident leur place sur le podium et enchainent les bons résultats, qui plus est avec la manière. Seulement, ce constat aussi plaisant soit-il interroge La Rédac. Doit on se réjouir du succès éphémère d’un foot populaire et accessible ou doit on déplorer le reflet de la mauvaise santé sportive des clubs censés tirer notre Ligue 1 vers le haut de la scène ? 

La réponse à cette question se situe certainement près d’un point d’équilibre qui nous pousse à féliciter les valeurs prônées par les "petits", qui passent par le plaisir du jeu et à tirer la sonnette d’alarme pour nos représentants européens qui brillent par leur manque d’audace, de risque et de maitrise technique en ce début de saison. 

On pense alors au triste 1-1 servi par Monaco et Lyon vendredi, aux difficultés de Marseille où Lassana Diarra est pour l’instant l’arbre qui cache une forêt calcinée. Enfin comment passer à coté de la prestation de Bordeaux, qui contre Montpellier aura cultivé l’esprit burlesque de la médiocrité en nous proposant un niveau technique plus qu'affligeant.

Même le PSG aura repris doucement son championnat contre Bastia en se permettant d’aligner sa paire impressionnante de milieux axiaux formée par Stambouli et Rabiot. Trêve de plaisanterie, il aura fallu attendre la 75ème et un double hors jeu non signalé pour voir lbrahimovic ouvrir le score. Le suédois s’offrira le doublé quelques minutes plus tard pour une victoire qui alimentera le discours des corses sur l’arbitrage et qui aura représenté un match de préparation pour les hommes de Laurent Banc en vue de l’opposition prévue mercredi en Ligue des Champions contre le Real Madrid. 

Finalement, pour être sur de se divertir et de passer un bon moment, il faut avoir les yeux tournés vers une équipe niçoise qui est assez bluffante. On vous raconterait des salades en vous disant que nous sommes insensibles aux prestations servies par les hommes de Claude Puel. En concédant un douloureux 4-1 dans son enceinte, Rennes aura certainement eu le temps de constater que loin de la négation du football, on peut jouer pour marquer un but de plus que l’adversaire. Et puis il y a Hatem… Alors le discours bien pensant qui veille à ce que sa tête n’explose pas n’est jamais loin mais comment ignorer que ce type a un talent hors norme qui déclenche ce que chacun de nous recherche dans le sport. Du plaisir ! 

 

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Crédit photo: eurosport.fr

La Rédac du Foot

(J.A)